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Commis par pow wow on samedi 30 avril 2011

L'autre évènement de la journée, c'est la difficulté que rencontrent certains pour poster des commentaires chez Blogger. Dans la rubrique "signaler des problèmes", on constate que cette question revient dans plusieurs langues, ce qui tend à prouver que Blogger ne s'acharne pas que sur nous, pauvres français.

Ben j'espère que ça va pas durer, c'est tout ce que je puis dire. S'il y en a certains d'entre vous qui sont à Londres, à cette heure-ci l'abbaye de Westminster doit être vide, à part quelques hommes de foi s'amusant avec des petits garçons dans quelque recoin de cette grande bâtisse peut-être, mais vous devriez être tranquilles et vous êtes donc invités à y faire brûler un cierge en chantant God save the pow wow's blog

Merci. Enfin je veux dire thank you. Enfin tu m'as compris.

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Commis par pow wow on vendredi 29 avril 2011

e fume.



Des cigarettes de cowboy.

Faudrait que je compte, un jour pour voir, combien d'hectares de tabac j'ai fumé. Et combien de kilos de cyanure ça fait. Quand je pense à l'autre russe qui faisait sa petite chatte à la télé avec ses 30 milligrammes de polonium dans le sang, putain les mecs, vous zêtes pas des cowboys merde. 

Mettez un chapeau, attrapez des bisons au lasso je sais pas, barrez-vous au soleil couchant, faites quelque chose bordel.

Bien évidemment, quand j'ai commencé, c'était pour me sentir comme un grand. Un grand couillon ouais. Mon premier paquet de clopes, je me souviens, je l'ai acheté chez les sauvages, à Chamrousse, dans un magasin de souvenirs autochtone pittoresque.

En fait ce n'était pas un magasin de souvenirs, je l'ai compris plus tard, c'était un bureau de tabac. Au milieu de pleins d'autres magasins de souvenirs, c'est pour ça qu'il y a eu méprise de ma part, parce que d'une part, je n'étais pas fin intellectuellement et je ne l'ai jamais été soyons honnêtes, et aussi parce qu'à l'époque, mes cheveux longs recouvraient mon regard franc et généreux mais un peu con de l'adolescent niais typique. Que je suis resté par certains côtés, madame pow wow pourrait en témoigner.

Oh pis non, ne lui demandons rien sinon elle va encore nous faire la morale pendant trois heures. Oh la la celle-là alors, faut se la farcir chte garantis.

Parce que c'est vrai que lorsque j'étais entré dans ce magasin, c'était pour acheter un souvenir pour ma mère, genre un truc bien pénible qui allait lui rester comme un fardeau jusqu'à la fin de sa pénible existence et dont pourtant elle ferait mine de s'émerveiller en me jurant par tous les saints qu'elle n'eût jamais rien contemplé d'aussi splendide depuis au moins sa visite dans les ruines de Pétra en Jordanie, un truc comme un petit chalet savoyard en plastoc qui donne la température par exemple. Je voulais rejouer le retour du fils prodigue qui s'en revient magnifiquement la tête haute et le port altier, les bras chargés de trésors conquis de haute lutte, alors qu'elle, elle n'aurait sûrement vu que son grand dadais qui revient encore avec des merdes plein sa valoche et du linge sale par dessus le marché, saloperie de gamin, si j'avais su.

La vision d'un parent et de son enfant sont en complet décalage, en fait. C'est comme un choc des civilisations ordinaire.

Déjà on ne s'entendait pas. Mutuellement.

Je veux dire d'un simple point de vue acoustique, s'entend.

Enfin si on peut dire.

Elle, elle écoutait Joan Baez sur sa chaîne à volume 2 , pendant que moi je faisais péter Highway to hell ou Back in black ou Antisocial sur la mienne à volume 372.

D'où décalage.

Et en entrant dans ce magasin de souvenirs car j'y reviens, je fais c'que j'veux c'est pas toi qui dis c'est moi, j'avais été frappé car les souvenirs n'étaient pas très variés. Sur la gauche en entrant il y avait un étal avec plein de paquets de vingt souvenirs de plein de marques différentes, et certes les paquets étaient différents et colorés, mais la teneur des souvenirs était sensiblement la même, les taux de goudrons ou de nicotine des souvenirs ne variant que très peu, et j'eus nettement l'impression qu'ils se faisaient pas chier dans la vie les savoyards en fait.

Saloperies de montagnards.

A la droite de la boutique de souvenirs, il y avait un autre rayon, très bien achalandé celui-là, un long comptoir sur lequel étaient accoudés plein de vieux souvenirs à moitié torchés du pompon, alors là du pur produit savoyard, habillé savoyard et parlant savoyard et racontant des blagues pourries savoyardes. Certes c'était totalement pittoresque et bariolé comme un bonnet péruvien, mais après une rapide évaluation visuelle, je conclus en un clin d'oeil qu'un souvenir comme ça ne rentrerait jamais dans la valise, et que vu comme ça gueulait pour avoir un coup à boire ces bêtes-là, je ne passerais jamais le contrôle des brigades de répression du bruit dans les valises comme il y en avait encore à l'époque à la frontière, puisque de mémoire la Savoie n'était pas encore française quand j'avais quinze ans. Mais je peux me tromper. Mais aussi non. Mais ça dépend.

Je crois me souvenir que la Savoie a été annexée par la France en 1989, j'ai le très net souvenir d'avoir vu un mur tomber à la télé dans l'Est, du côté de la Savoie donc. Ça corrobore. C'est vrai qu'il était temps pour eux d'intégrer la civilisation avancée, pour sortir du moyen-âge. Je me souviens qu'à l'aller, passé Grenoble, le chauffeur du car avait fermé les portes à double tour pour que nous ne soyons pas attaqués par les loups et les ours, et l'on nous avait vaccinés contre la peste au départ de la gare routière. Les fenêtres du car étaient grillagées et au sommet il y avait une tourelle avec un canon de 150, je m'en souviens très bien, car je me suis dit alors "tiens un canon de 150, c'est exactement les deux-tiers d'un canon de 225 tiens alors ça c'est marrant alors" tu parles si je m'en souviens je vois pas pourquoi je vous mentirais.

La compagnie de transport avait installé ce canon car il y avait eu, les jours précédant notre départ, des attaques de cars de touristes par des savoyards, et au moins un car d'allemands avait été complètement mangé si je me souviens bien, bagages compris. Enfin un car d'allemands, je veux dire que tous les allemands, les quatre quarts, avaient été mangés. Pas quatre cars d'allemands hein. Ils avaient mangé un car d'allemands, avec un car de citoyens soviétiques pour faire glisser. Un car d'allemands avec un car de rouges.

Faut dire que le savoyard est une bête sauvage.

Le savoyard est un fondu, faut le savoir.

Je disais donc, avant cette parenthèse ethnologique d'une importance capitale autant que d'une rare pédagogie ainsi que d'une exceptionnelle acuité vous l'aurez remarqué, qu'il est bien et sage que pour les enfants, dans la perspective de ramener un souvenir à leurs parents lors de voyages groupés, ou pour eux-mêmes, on ait fait de considérables efforts esthétiques sur lesdits paquets de clopes avec des images dessus.

A collectionner.

Comme chez Panini.

Ou comment passer naturellement de Pokémon à Marlboro.

A dix ans.

Sous la pression du markétingue.

Évidemment, nous quand on était jeunes, on n'avait pas droit à toutes ces attentions et ces nouveautés.

Y en a que pour les gosses maintenant.

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Commis par pow wow on jeudi 28 avril 2011


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Commis par pow wow on mercredi 27 avril 2011

Vous disposez maintenant de deux façons d'accéder aux commentaires, je regarde pas à la dépense c'est pour ça, soit en cliquant dans le billet lui-même sur la balise read more (prononcer ridemore et non pas raide mort) et vous accèderez aux commentaires mais sans les zavatarres sous le billet, soit en cliquant sur réactions disproportionnées (prononcer réactions disproportionnées normalement) auquel cas cela ouvre une nouvelle page sur laquelle vous accédez aux commentaires avec les zavatarres des joyeux commentateurs.

Ce modèle de blog est très bien, mais c'est son talon d'Achille, les zavatarres.

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Commis par pow wow on mardi 26 avril 2011











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onton pow wow a encore une fois concocté pour nos jeunes amis une de ses célèbres leçons d'Histoire.

Tonton pow wow ne réécrit pas l'Histoire, tonton pow wow rend son véritable sens premier aux élucubrations des historiens, qui boivent beaucoup pour la plupart d'entre eux, c'est moche quand on y pense.

Et ils sont légion les historiens qui boivent.

On s'en rend compte lorsqu'on va à un groupe de parole des historiens anonymes, c'est dramatique.

Mais quand on n'y pense pas on s'en fout, c'est vrai. Il suffit de pas y penser. Et accessoirement, on les emmerde un peu.

Saloperies d'historiens, saloperies de propagandistes; dans tout historien se cache un petit Goebbels qui s'ignore, mais nous on le sait et on les dénonce à Serge Klarsfeld mais il est méchant il nous répond jamais.

On lui dit "Bonjour cher confrère, tiens vous devriez vous intéresser à Untel habitant à telle adresse, je subodore dans ses écrits des relents de trucs comme vous aimez bien, à mon avis il y a du Goebbels en lui, au moins la coupe de cheveux, Goebbels vous savez, le gars avec une sale tête de facho qu'on voit à la télé dans les émissions en noir et blanc d'Alain Decaux sur la seconde guerre mondiale des fois, et je vous enjoins à revêtir derechef votre tenue de camouflage, de prendre votre épagneul breton avec un collier à grelot et d'aller tourner par chez lui avec votre appeau à nazis, vous risquez de faire une sacrée belle prise, vous prendrez des photos pour montrer la taille j'espère. Moi la semaine dernière je suis allé au col-vert mais on est rentrés bredouilles, j'espère que Saint-Hubert sera de votre côté, et le temps aussi ça y fait n'empêche. Amitiés cher collègue, et bisous à Beate et au petit."

J'ai jamais eu de réponse.

Nul n'est prophète en son pays, on nous l'avait bien dit.

Un archange vient me visiter en songes parfois, non pas pour m'annoncer que je suis enceinte d'un inconnu même pas d'ici, non, mais pour me révéler les dessous de l'Histoire, comme Monsieur X sur France Inter. Un ange de lumière. Qui me révèle à moi. Sur les coups de trois heures du mat', ça c'est son heure, il est plutôt du soir le gars. Il m'irradie de sa lumière et de ses connaissances, j'en profite parce que ça fait bronzage. Le soir, avant de me coucher, je m'étale de la crème solaire, je me mets en string et je m'endors comme ça. C'est bien parce que l'ange de lumière ça fait pas coup de soleil, ça c'est bien, et ça cloque pas comme avec les zuvébés. Je mets mon réveil toutes les heures pour me retourner, pour pas faire poulet rôti d'un seul côté.

Inondé de sa lumière et de ses connaissances, je luis à mon tour. Quand il fait chaud déjà je luis bien, c'est pour cela que mes parents m'ont donné un prénom qui évoque la lumière, mais avec lui je luis encore plus. Grâce à lui, je luis mieux. C'est pour ça que la nuit quand je dors, avec le ronron des ronflements et la lumière, ma femme se réveille parfois en croyant dormir à côté du frigo porte ouverte. Les femmes ont une psychologie simple. On ne saurait leur en vouloir. Moi si, des fois.

Je ne réécris pas l'Histoire donc, je ne me base que sur des faits précis, révélés par l'archange qu'a vu l'archange qu'a vu l'ours. Non eh attention hein, on n'a pas le droit de réécrire l'Histoire comme ça déconnez pas, par exemple je n'ai pas le droit de dire que les chambres à air n'ont jamais existé, sinon je risque la peine d'amende. Certains intellectuels révisionnistes prétendent dans certaines conférences qui font recette qu'avant le pneu tubeless il n'y avait rien d'autre, or c'est faux, moi je me souviens y en avait quand j'étais petit à la pistache, des grosses chambres à air de tracteur. Donc le sujet est clos, j'en ai vus de mes yeux.

Oui donc, j'ai des choses à révéler sur l'île de Pâques.

Parce qu'on est à Pâques.

Surtout à la Trinité, en Bretagne, on célèbre Pâques plus qu'ailleurs. Enfin on imagine. Enfin on sait pas. Enfin on s'en fout.

Comme vous le savez, l'île de Pâques est un mystère. Cette terre déserte avec pour seuls vestiges les moaïs, ces statues en basalte comme y a chez Babou mais chez eux elles sont en plastique non-basalté et y a marqué made in China donc j'imagine que c'est pas des vraies.

Pourquoi l'île de Pâques alors? Et pourquoi cette terre désolée? Et pourquoi les moaïs sont-ils tournés vers la mer?

C'est simple, c'est l'archange qui me l'a dit.

Parce qu'on célébrait Pâques comme ailleurs, les pascuans (pas comme Charles) étaient très chrétiens, mais la végétation était luxuriante, et pour trouver les oeufs de Pâques, pour les gamins, c'était pas facile facile, fallait y aller à la machette. On décida donc de tout raser, pour trouver facilement les oeufs de Pâques. Mais cela signa le début du déclin des pascuans, qui en plus passaient beaucoup trop de temps à manger, et comme on le sait, trop de repas nuit.

Mais pourquoi les moaïs et pourquoi tournés vers la mer?

Parce que.

C'est l'archange qui me l'a dit.

Mais il n'a pas été très clair, c'est un archange pas clair, il a un accent et il parle du nez et en patois d'Archangie, ce qui fait que je ne comprends pas tout, c'est pire que le canadien.

Les moaïs sont en fait l'ancêtre du nain de jardin, c'est qu'au cours du temps ils ont perdu leur petit bonnet rouge en basalte de trente tonnes et leur petite brouette marron en basalte de cinquante tonnes, sinon c'est tout pareil. Et ils regardent vers la mer parce que c'est joli à regarder du côté de la mer. Quand vous, vous allez à la mer, c'est pour regarder la mer, parce que c'est grand et joli, parce que la mer est en soi un spectacle. Avec une marée noire ça donne du suspense en plus mais y en a pas toujours, et à cet égard notons que les bretons sont mieux lotis que la moyenne. Eh bien sur l'île de Pâques, on est comme ailleurs, on aime regarder la mer.

Mais ils ne sont pas tous tournés vers la mer en fait. En fait ils sont tournés un peu dans tous les sens mais j'ai voulu faire simple.

Et pour rappeler que la mer c'est nos origines, on vient tous de la mer, c'est pour ça qu'on y va tous au mois d'août, pour retrouver la sensation de quand on baignait dans le liquide amniotique de nos parents, c'est une régression au stade foetal, surtout quand il y a un club de Mickey sur la plage, là ça fait régression à fond.

Mais ça nous fait du bien, nous sommes restés de grands enfants.

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Commis par pow wow on dimanche 24 avril 2011


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Commis par pow wow on vendredi 22 avril 2011

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Est-ce que quelqu'un sait ce que c'est que cette plante? Ça pousse tout seul dans mon jardin, ça ressemble à de la jacinthe mais ça fait de longues feuilles petites et effilées et ces jolies grappes de clochettes bleues, c'est assez prolifique et ça a l'air de taller pas mal, ça fait 25 cm de haut environ. Si vous savez ce quoi-t-est-ce, merci de me le dire. Je vous enverrai une prime de mille euros. Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas.

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Commis par pow wow on jeudi 21 avril 2011

heese!



Mais souriez bon sang!

Magie des médias.

Ce mariage s'annonce comme une fête.

Enfin, les médias annoncent ce mariage comme une fête, plutôt.

Ils sont tout sourire nos gens de la télé à l'approche de ce non-évènement. Sont-ils vraiment heureux au fond d'eux? Non probablement pas, ils doivent s'en foutre de ce mariage, comme nous, mais ils sont heureux pour nous, comme c'est gentil, ils vont montrer des images de bonheur et de faste aux gueux, faut leur changer les idées aux gueux, de temps en temps, las qu'ils sont de la mondialisation qui les malmène, et qu'on leur montre tous les jours.

L'animateur moyen plâtré de fond de teint doit imaginer la France comme un mix entre une maison de retraite géante et un foyer pour handicapés mentaux. Faut le soulager de son arthrose et de ses névroses le gogol français moyen, et quoi de mieux, à l'heure de manger les carottes râpées et la purée de Sodexo avec un bon verre d'eau Véolia pour faire glisser, que de lui montrer des images apaisantes en vrai qui bougent de ces gens jeunes et heureux, la délivrance enfin, qu'on annonce à la populace depuis des mois en une de Télé Moisir, Télé Moche, Franche Démence et Coins de rue-Images immondes. Sans compter Glagla, le magazine des glands de ce monde et des têtes couillonnées.

Elle a des droits la plèbe, pardi.

Le droit de rêver n'est pas des moindres.

C'est sûrement même le seul, si tu regardes bien.

Mais si, essaie, fais pas ta tête de cochon.

La populace a bien le droit de se payer un mariage, avec ses belles marionnettes endimanchées, de temps en temps. Car oui, c'est bien le gueux qui va payer la plus grande partie de ces festivités, qu'il devra regarder de loin. Le gueux paie très cher pour regarder, au pire à la télé, les gens riches s'amuser et parader dans leurs carrosses en or, insouciants qu'ils sont. Juste regarder. Bienheureux les pauvres, car le royaume des yeux leur appartient. Pour le reste pas touche, espèce de pouilleux.

Concept fabuleux tout de même, et faut croire que le gueux aime ça, puisque rien n'empêche ces pratiques que, sur une autre planète, on trouverait déplacées, au moins. Mais le terrien est fabuleux. Peut-être est-il un vrai gogol, après tout.

En tous cas c'est pas à moi que ça serait arrivé.

De naître avec une couronne dans le biberon, ou de mander une authentique princesse pas bégueule en épousailles royales. Mais hélas je me suis trompé d'échelle. J'ai pas pris la grande échelle des pompiers, j'ai pris le petit escabeau pour faire les vitres.

Je sens pourtant que je m'y serais plu, dans une vie comme ça. Comme je suis feignant et que j'aime bien qu'on me loge et me nourrisse à l'oeil, ce serait bien le moins qu'on aurait pu faire pour moi. Logé et nourri à l'oeil, oui mais attention, un petit logement genre château de Versailles, et nourri par une batterie de quinze chefs étoilés, bien sûr. On a ses exigences, merde.

Je sens que, je ne sais pas pourquoi, j'aurais très bien vécu une vie qu'on dit difficile, écrasante sous le poids de la responsabilité et des conventions, si on écoute les commentateurs de TF1. Et oui, à les entendre, ces gens de haute extraction sont quasiment maudits, ils vivent un enfer durant leur vie, c'est vrai qu'on n'imagine pas le poids que représente le fait de rouler en Bentley toute sa vie, de ne rien débourser de sa poche toute sa vie, de vivre dans le luxe et le faste toute sa vie. Passer toutes ses vacances aux Seychelles, à Maurice ou Courchevel gratos, c'est dur quand même. Le caviar et le Dom Pérignon, ça fait mal au foie à la longue. Et puis on se lasse. Boudiou. Il comprend pas ça le gogol moyen, privilégié qu'il est avec son mousson de canard Monique Ranou avec 90% de gras de porc breton dedans.

C'est très dur.

Tellement douloureux qu'une vie de smicard qui tire la langue dès le 10 du mois, c'est le pays de Candy à côté. Une bénédiction, presque. Il ne mesure pas la chance qu'il a, le miséreux. Il a pourtant une vie intense et rythmée et trépidante, puisque la fin du mois c'est tous les dix jours. Ce n'est pas comme pour un pauvre riche qui n'a plus de repère de temps, puisque pour lui la fin du mois vient tous les dix ans. Avec des mois divisés par trois, le gueux pourra vivre 240 ans, alors que le riche, avec ses mois de dix ans, ne vivra tout au plus qu'un an. Le riche compte les millions, le pauvre compte les jours, c'est ça la vraie richesse.

Un gueux, quand il meurt, même avec panache, il meurt. Point. Un couronné, quand il meurt, même d'un panari, c'est qu'il a eu un destin tragique. On arrête tout et on hisse les drapeaux noirs et tout le monde pleure, parce qu'on ne sait pas à qui on va pouvoir payer de nouvelles vacances éternelles. Certes, le gueux ne peut pas, intrinsèquement, mourir en s'amusant en Rolls-Royce dans les petits virages serrés qui surplombent Monaco. Certes il ne peut pas se vautrer la bidoche en batifolant en Mercedes 500 à 180km/h dans Paris. Certes il ne peut pas se ratatouiller le museau en égayant ses journées dans une course de offshore à 150km/h sur l'eau. Le gueux a de la chance, il meurt en toute simplicité de faim, de froid, brûlé dans son immeuble insalubre ou par défaut de soins. C'est moins tragique et moins grandiloquent, tout de même. Le gueux sait rester simple. C'est tout à son honneur.

Évidemment, je dis tout ça, j'ai l'air de me moquer, mais non, je sais que le gueux va participer activement à ces festoyages, il va avoir sa part du gâteau bien sûr. Moyennant quelques piécettes. Il va avoir une tasse chinoise en porcelaine roumaine avec un décalco des royales tronches, des petites cuillères en fer blanc avec le fier écusson de la maison du pendu dessus, ou pour les plus irrévérencieux, un tapis à l'effigie des godelureaux sur lesquels il pourra s'essuyer les pieds prestement, voire un slip ou une culotte à l'effigie figée, il pourra alors jouir somptueusement sur les royaux portraits.

Une royale faciale sur le museau des futurs.

Poésie, quand tu nous tiens...

Il peut même commander la pizza commémorative, une fois sa petite affaire faite, parce que ça creuse tout ça.

Il a de la chance.

Le gueux.

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imanche matin, par le côté obscur de la force des choses, j'ai dû aller en ville.

Dame nède.

Une grande ville.

J'aime pas les grandes villes.

Sur la route, c'est pas moi qui conduisais, je regardais le paysage, parce qu'il n'y a que ça à faire en voiture ou faire des guili à la conductrice sinon on s'emmerde méchant.

Il faisait grand soleil, enfin soleil, il n'était pas plus grand que d'habitude, ça ce sera pour dans quelques milliards d'années, paraît-il.

Et je commençai à regarder les autres bagnoles, venant en face.

Tiens, il fait soleil et relativement chaud, celui-là a toutes ses vitres fermées. Tiens celui-là aussi. Puis celui-là aussi. Puis tous les autres, ou presque. Moins de 10% des automobilistes en gros avaient au moins une vitre ouverte!

Il faisait pourtant très beau et doux.

Putain mais j'hallucine, que j'me suis dit.

Je n'ose imaginer que tous ces gens utilisent la clim, et si ce n'est pas le cas, ils doivent crever de chaud derrière leurs carreaux.

En fait j'ai bien peur que si, la grande majorité de tous ces gens devaient faire tourner la clim.

J'ai deux voitures climatisées, pas une seule fois on ne les a utilisées. L'été quand il fait chaud, on a un peu chaud, mais on supporte. On n'est tout de même pas dans le désert, faut pas déconner.

J'ai une fenêtre ouverte, été comme hiver, parce que j'aime respirer, j'ai l'impression d'étouffer sinon. Et l'habitude d'aérer, comme la maison.

Les gens sont bunkérisés dans leur bagnole en plastoc dont les éléments exhalent des vapeurs de leurs composés chimiques, et on s'étonne des explosions des maladies respiratoires? Sans parler de la clim en elle-même, qui, sous couvert d'amener un confort temporaire, met les organismes à rude épreuve du point de vue de la régulation de la température? On s'alarme du changement climatique, et on met la clim au mois d'avril quand il fait 21-22-23-24°C dehors? Moins peut-être?

Mais dans quel monde on est en fait?

Putain j'étais un peu abasourdi.

On arrive en ville, on avait oublié un truc à acheter, je vois un petit magasin "Carrefour city", une supérette. On s'arrête.

Je rentre, deuxième hallucination de la journée, ça m'a foutu un coup carrément, dès l'entrée, des grands rayons de produits frais, légumes-fruits et compagnie, kébabs et sandwichs, tout sous emballage, absolument tout. Le royaume de l'emballage plastique.

Des radis, 150 grammes de radis, sans queue, que les têtes, dans une boîte en plastique. Un grand rayon de salades en sachets. Des poireaux, une boîte de mini-poireaux, très mignons les mini-poireaux d'accord, mais boîte en plastique, et je n'ose parler du prix.

Grenelle ou pas Grenelle, Hulot ou pas Hulot, prise de conscience ou pas, on est dans la merde. Point barre.

Moi qui ne suis jamais malade, j'ai failli devenir malade en voyant tout ça.

Vous êtes tout le temps malades, vous connaissez des gens tout le temps malades?

Cherchez pas, cherchez plus.

On est en train de crever de notre connerie.

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Commis par pow wow on mardi 19 avril 2011

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l y a longtemps que je voulais parler de ça.


Publiquement.

Sans honte ni tabou.

Un espace d'expression public est à ma disposition, il faut en profiter.

On ne le dit pas assez, on ne le dira jamais assez.

Bon là on va le dire, on va le marteler, le seriner, et tant pis pour les pisse-vinaigre - j'en connais - qui émettraient des doutes ou une quelconque objection, au seul motif que ça leur défrise la motte, on ne va pas s'arrêter pour si peu, et chacun doit composer avec, en fonction de ses croyances ou de ses doutes, chacun doit intégrer ça dans son cheminement personnel pour en tirer un enseignement, quel qu'il soit, chacun interprète une information selon son inclination, à lui d'en faire quelque chose. Se refriser la motte si bon lui semble, au besoin. Avec un Babyliss par exemple.

C'est un peu le principe de la liberté.

On en fait ce qu'on veut.

Il ne s'agit pas ici de heurter bêtement les sensibilités, gratuitement hop comme ça, de secouer le cocotier juste pour se faire plaisir, ou de chercher l'affrontement. La confrontation des idées n'est pas l'affrontement. La confrontation des idées n'a que pour seul et unique but de se remettre en cause, d'apporter un éclairage à l'autre qui, bien qu'il puisse sembler éloigné de son propre regard sur les choses, n'est souvent que le même constat vu d'un autre point de vue. Et il n'est pas rare qu'on finisse par tomber d'accord. Et se faire plein de bisous partout même des fois avec la langue et des fois avec un doigt si on veut aller plus loin, mais on n'est pas juges.

Peut-être quand on sera grands on fera des études et on sera juges, mais là non, on est trop petits, la maîtresse voudra jamais.

C'est le principe de la liberté, toujours.

Mais n'allons pas plus loin sur ce terrain-là, revenons à nos moutons.

Ah ben tiens oui, y avait des moutons, je les avais pas vus.

Ah non tiens c'est pas un mouton c'est mon chien.

Qu'il est con ce chien. Se déguiser en mouton...jamais le dernier pour la déconne çui-là.

On a pour habitude de ne voir qu'un seul côté des choses, c'est bien naturel, on a notre propre vision d'un ensemble. Une preuve s'il en est, qu'on voit chacun d'entre nous les évènements et les choses de différentes manières, selon notre éducation, notre bagage culturel ou notre vécu propre, vous pouvez le vérifier par vous-mêmes en cherchant un peu, c'est que par exemple dans les témoignages d'ovnis vus par plusieurs personnes, tout le monde voit quelque chose mais personne ne voit la même chose. Ou en gros si, mais dans les détails ça diffère énormément. S'agissant de ce qui touche à "l'inconnu", c'est compréhensible parce que personne ne peut se référer alors à ce qu'il connaît, et en tire une vision qui lui est propre, selon ses connaissances, toujours. C'est un bon exemple pour comprendre alors que s'agissant du "connu", de notre monde familier, on regarde aussi les mêmes choses sans les voir de manière similaire. Saperlipopette.

C'est extrêmement intéressant de s'imaginer dans le point de vue de l'autre, de regarder nos différences, et d'essayer de comprendre pourquoi on ne voit pas les mêmes choses. Et l'on comprend alors qu'on ne choisit pas ce qu'on voit, qu'on n'est pas libre de choisir la manière dont on voit le monde, qu'on est victime de son conditionnement, qu'on n'a jamais une vision qui nous est propre, et que notre liberté est en fait un esclavage déguisé. Ça vous épate je sais, mais toutes les études le prouvent, du moins celles que j'ai faites tout à l'heure après manger, et pourtant j'avais bu mais je tenais debout.

A moitié. Disons que le haut tenait debout, mais le bas était assis.

Le déguisement.

Le carnaval.

En cette période de carnaval de tout poil ou de toute plume, c'est sur ce sujet que je voulais attirer votre attention en énonçant une vérité qui est difficile à entendre, j'en ai bien conscience.

Quoique je me demande, là tout de suite.

Le carnaval et les gens qui défilent, bien qu'on les voie habillés n'importe comment avec même des plumes dans le cul comme à Rio, eh ben dans la vraie vie ils sont pas habillés comme ça.

Voilà nan c'était pour dire ça.

Pour pas que vous croyiez bêtement qu'on peut vivre habillé comme ça, dans le métro par exemple avec une tenue pailletée et un panache en plumes de quatre mètres de large. C'est pas possible, je le dis tout net. Si tout le monde était habillé de cette manière, les rames de métro devraient faire douze mètres de large.

Et au prix où est le mètre de rame, ce serait un gaspillage considérable.

Faudrait que vous redescendiez un peu sur terre, et que vous arrêtiez de croire tout ce que vous voyez.

C'est pour ça que je suis là.

Pour rétablir la vérité.

Partout où elle est malmenée.

Telle est ma mission.

Si vous l'acceptez.

Bon c'est pas tout ça, je vais me coucher.

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Commis par pow wow on dimanche 17 avril 2011

e suis en pleine crise.



De la quarantaine.

Deux fois vingt.

Plus cinq.

Enfin pas vraiment, je suis un cas à part.

J'ai pas envie d'acheter une voiture de sport, de me teinter les cheveux en blond péroxydé, de remettre des boucles d'oreille ou de remettre des jeans moulants et d'aller rôder autour des lycées, non. C'est pas ça.

D'autant qu'y a pas de lycée près d'ici, c'est con. Sinon j'irais en vélo déjà.

Y a qu'une maison de retraite pas loin, et du coup, ça freine méga les pulsions. Grave. Faut bien le dire.

Vous savez ce qu'est la crise de la quarantaine lambada, telle qu'elle arrive sans crier gare, à trente-neuf ans trois quarts un mardi à midi, chez le mec de base lambada, donc. Ses gonades se sont légèrement flétries, endormies et ramollies, sous l'effet de la bière, du foot et de la zapette. La zapette émet des zondes ramollissantes, faut le savoir. Cocktail explosif. Mais à l'envers. Implosif alors. Le corps se réveille soudain. Il a comme envie de s'extirper de son canapé, de ses pantoufles et de son survêt', tout ça d'un coup. Classique.

Les cheveux blancs, le bidon qui s'arrondit, les rides qui apparaissent, le souffle court quand on a réussi l'exploit d'aller du canapé jusqu'au frigo chercher de la bière en une seule étape, les kilos qui s'accumulent et ne veulent absolument pas disparaître malgré un régime draconien à base de pizza et de tartiflette Ouette Ouattecherre, le corps qui change, pas en mieux ça c'est con, la peau qui se flétrit, les érections qui deviennent rares sauf quand on voit Élodie Gossuin à la télé ou 30 millions d'amis si on est un pervers, ou Dora l'exploratrice mais là c'est plus grave et j'engage à consulter sans attendre dans ce cas-là, enfin bref, tout se chamboule, on n'avait rien vu venir, on se réveille tout à coup, et paf on est en crise.

Moi non.

C'est pas ça du tout.

C'est comme un genre de reste de crise de l'adolescence. Que j'ai pas tout fini.

La rebellion à l'autorité, principalement. Et accessoirement, aussi, mais principalement principalement, d'abord.

Quand par exemple madame pow wow veut que je mette le couvert, et que chuis en train de faire une partie de jeu vidéo où que chuis en train de péter la gueule à tout un tas de gens qui m'ont rien fait pour la plupart, c'est juste que c'est pas leur jour, fallait pas venir, fallait rester chez soi tranquille à manger des pépitos, on ne va pas en ville quand la bête a débarqué, c'est une question de bon sens, mais les tas de petits zavatars présents dans les jeux n'ont pas de bon sens, parce que l'intelligence artificielle n'est pas très aboutie, moins que la mienne, pour les niquer. Elle n'en est même qu'à ses prémices. Pas la mienne, la leur. C'est pour ça qu'il faut en profiter maintenant.

Après, ce sera plus tard.

Chacun sait qu'on n'arrête pas une partie de jeu vidéo comme ça, faut rallier le point de sauvegarde le plus proche, c'est pas instantané, y a pas un téléporteur à point de sauvegarde, enfin dans certains jeux si, mais dans le mien actuellement, non, faut que je pète la gueule à d'autres gens pour leur piquer leur bagnole, leur moto, leur bateau ou même leur hélico, pour aller sauver. C'est un joli paradoxe. J'aime bien les jolis paradoxes. Certains aiment les parapluies, moi je préfère les paradoxes. Mais les jours où il pleut, si je sors avec un paradoxe ça sert à rien. C'est les limites du paradoxe. Sinon si tu laisses ta partie de jeu vidéo là, faut que tu recommences à péter la gueule à tout le monde, et tu t'en voudrais de ce déchaînement de violence inutile. Péter la gueule à tout le monde, d'accord, mais avec parcimonie. Et un bazooka. Les roquettes parcimonieuses et le bazooka équitable, y a que ça de vrai. Faut respecter l'autre.

Respecter l'autre, c'est développer son sens altruiste, son honneur, pour ne pas qu'il te fasse du mal à toi. Donc lui péter la gueule. C'est de la prévention. Et pas de la répression brutale. Faut agir en amont, comme disait Marcel.

Mais là ne réside pas le point culminant qui caractérise mes crises graves et soudaines à l'autorité.

Quand faut aller faire des courses, par exemple, là ça culmine grave. Ça culmine jusqu'à son point le plus haut, en fait. Je fais semblant de rien mais je culmine. Même si par exemple je suis en train de téléphoner à ce moment-là avec un combiné à des gens qui ne sont pas chez moi, eh ben je parle à mon interlocuteur comme si de rien n'était, mais je culmine quand même, je peux faire les deux en même temps. Ce n'est pas décelable à l'oeil nu car j'ai adopté des techniques de mimétisme qui me font ressembler à un mec qui téléphone normalement. A des gens qui ne sont pas chez moi. Il n'y a guère qu'à la lecture d'un examen à l'électroculminogramme qu'on pourrait se rendre compte de mon état. C'est comme les secousses sismiques, on ne les sent pas forcément mais un rouleau avec du papier et une aiguille s'en rendent compte, je sais plus le nom de l'appareil mais ça marche. Quand je culmine à moins de cinq sur l'échelle ouverte de Richter, on ne distingue rien. Après faudrait un tsunami mais je sais pas faire.

C'est que j'ai deux lobes de cerveau, je suis pas fait comme tout le monde. Un en une moitié, et l'autre en l'autre moitié. L'un s'occupe de l'intendance normale, du tout venant, de la latéralité et de payer les factures, l'autre s'occupe de culminer.

Quand madame pow wow décide qu'il faut aller faire des courses, donc.

Ces jours-là, je veux pas me lever et je me coiffe pas et je traîne des pieds exprès et je dis que des gros mots comme con et merde et quéquette. Bien fait.

"-Oaaaah t'es trop nulle toi, tu penses toujours à faire des courses alors qu'on a tout ce qu'il faut, et puis si on n'a pas tout ce qu'il faut c'est pas grave, t'iras demander aux voisins, c'est fait pour ça les voisins, c'est fait pour te dépanner quand t'as besoin. Et avec internet t'as même pas besoin de te déplacer, tu fais ta liste de courses et tu l'envoies par e-mail chez les voisins, on dirait que la technique, toi ça te passe au-dessus de la tête hein, ça c'est quand même formidable, on vit au vingt-et-unième siècle , eh ben toi t'es restée à l'âge de pierre! Incroyable! Je te signale que tu as encore l'âge du fer et l'âge du bronze à passer si tu veux me rattraper, et tu peux t'y mettre maintenant c'est du boulot chte garantis, parce que si tu rates, tu auras l'âge du fer à repasser et l'âge du bronze à repasser aussi mais là ça veut moins dire quelque chose c'est moins rigolo, je trouve, mais bon. C'est toi qui vois, je te mets pas le couteau sous la tempe."

En général ça rate, ma femme est complètement obtuse et de toutes les manières, quand il s'agit de faire des courses, on ne la reconnait plus, elle change complètement, elle se transforme en bête, comme la bête du Gévaudan, mais moins poilue si on la tond sous les bras. Mais faut oser. Faut l'endormir d'abord à la seringue hypodermique.

Hippopodermique, même, pour plus de sécurité. Une grosse seringue avec un pompon rouge pour la retrouver quand elle se sera enfuie et écroulée dans le fond du jardin.

Les voisins doivent penser de drôles de choses de nous des fois.

On les emmerde, bande de connards.

Je fais ma crise de la quarantaine comme je veux, même en tenue de safari si je veux j'ai le droit.

Il est pas né celui qui va me dire.

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Commis par pow wow on vendredi 15 avril 2011

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Bon ben il est bien celui-là.

Ah oui alors ah oui, c'est que j'ai trouvé plein de nouveaux décors de blog (templates) super-pas trop mal en pérégrinant sur le ouèbe, et comme je ne me suis pas vraiment décidé et que comme au bout d'un moment ça me soûle, il n'est pas exclu que rien ne soit exclu quant à une autre prochaine modification encore, pour voir, faut tenter des choses, je suis pas un mec statique.

Parce que celui-là est bien mais l'encart Twitter qui ne me sert à rien, je peux pas le virer. C'est pas grave mais quand on est un grand maniaque ça pose problème et si c'est grave, en fin de compte. Très grave. Ça met mon équilibre nerveux en état nerveux, c'est normal vous me direz, oui mais non.

Pareil, les commentaires sont maintenant situés au-dessus des billets, je trouve pas l'emplacement formidable, mais ça va pas vous déranger beaucoup j'ai bien compris maintenant, de même que je ne peux remettre les petits sprutchs de vote Wikio ni les boutons pour partager sur Facebook-Twitter et consorts.

Bon ben c'est parti pour du ménage de printemps, faudra pas vous étonner.

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Commis par pow wow on mercredi 13 avril 2011

L'enregistrement de la confrontation entre Christian Husson le directeur juridique de Renault et Matthieu Tenenbaum, l'un des "comparses" mis en cause.

Nous savons Matthieu.

Nous savons.

Nous savons.

Nous savons.

-Mais vous savez quoi?

Nous savons.

Nous savons.

Nous savons.

Il aurait dû se mettre lui-même la puce à l'oreille ce Christian Husson, avec autant de savon, que ça allait méchamment déraper. Il tente l'anti-patinage (artistique) mais rien n'y fait, Matthieu Tenenbaum garde le cap et toutes ses roues accrochent. Tant mieux pour lui.

Depuis, le correcteur de trajectoire a été enclenché, et il a envoyé tous ces sympathiques accusateurs dans le décor, sans airbags.

Avec des accusations qui ne tiennent pas la route, c'était pourtant à prévoir.

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Commis par pow wow on mardi 12 avril 2011

Je constate avec plaisir que les visites sur mon blog en provenance de Tunisie se multiplient.

C'est une bonne occasion de vous dire ces quelques mots, si vous ne les avez pas entendus.

Je souhaite parler au nom d'une très grande partie du peuple français (carrément).

Nous sommes fiers de vous et de ce que vous avez accompli, dans votre pays, ces derniers mois. Tout comme nous, vous avez des dirigeants corrompus, tout comme nous, ils s'approprient les pouvoirs et les richesses, tout comme nous, ils sont notoirement incompétents, cupides, irrespectueux de vos personnes et malfaisants. Tout comme nous, ils manipulent l'opinion et nous font honte. Ils sont une caste minoritaire, une oligarchie aux abois. Tout comme nous, nous pensons que vous ne souhaitez que la paix, la liberté et des conditions de vie décentes, pour vous et votre peuple.

En entreprenant ce mouvement de masse qui a conduit à ce qu'on sait aujourd'hui, vous avez redonné espoir à beaucoup de peuples, ici ou ailleurs, et vous avez fait honneur à votre race, qui est aussi la nôtre, la race humaine.

N'écoutez pas ce que vous entendez des médias occidentaux, ils sont aussi corrompus et complices du pouvoir, et nous ne sommes plus dupes, pour la plupart d'entre nous. Nous ne voulons pas d'une guerre de civilisation contre les musulmans, nous ne voulons pas faire la chasse aux arabes, nous ne voulons pas piller vos richesses. Ce sont ces dirigeants qui souhaitent nous monter les uns contre les autres, civilisation contre civilisation, religion contre religion, être humain contre être humain, alors que loin de nos yeux ils sont tous copains, tous acoquinés, tous complices.

Tout musulmans que vous soyez, tout chrétiens que nous soyons, tout juif qu'on puisse être, nous sommes avant tout des hommes, avec le même sang qui a beaucoup trop coulé à travers les âges, et issus d'un seul continent à l'origine, berceau de l'humanité, le vôtre.

Ceci est un message de paix et de fraternité à vous tous, nous vous reconnaissons comme nos égaux, nos frères et nos soeurs, et nous souhaitons que vous puissiez bâtir un modèle de société.

Puisse ce message être entendu en signe de notre reconnaissance de ce que vous avez initié.

Salam, shalom, salut.

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'ai craqué.


Au départ je me suis dit mais non bon sang, n'y va pas, tu sais bien qu'il n' y a rien de folichon à voir.

Et puis vous savez que je ne suis pas amateur de pipoleries.

Ah nan vous le saviez pas. Ben maintenant si.

C'est qu'on nous a dit à la télé, qu'on a entendu, au détour d'une oreille qui trainait par là je sais plus quand, que la petite Zahia Dehar, la gamine blonde qui fait tourner la tête mal faite de certains footballeurs, n'est plus une pute de luxe qui fait hop une passe à Ribéry, hop une passe à Benzéma, et hop qui se fait tirer dans la lucarne.

Comme c'est spirituel.

Fini. Elle veut donner d'elle une image glamour et artistique, et a ouvert un site à son nom.

Elle est entrée dans la surface de réparation.

Je vaquais sur internet, à la recherche de la quintessence de la culture, lorsque mes doigts ont malencontreusement ripé sur le clavier, et je me suis retrouvé en moins de temps qu'il faut pour le dire sur son site. Satané clavier. Que les touches sont mal agencées alors. C'est que je ne suis pas en clavier azerty mais en clavier qwerty, ordoncques sans regarder, j'ai voulu taper Fragonard, pour rechercher le travail de ce célèbre peinturluriste comme dirait ce cher Korkos, ou de son cousin l'écorcheur d'Alfort (pas à Korkos), je m'en foutais, et à la place j'ai tapé Zahia Dehar, c'est pas de chance.

"L'art n'est que sentiment."

Ben oui.

C'est cette phrase de Rodin, le célèbre penseur, qui ouvre son site rose bonbon pâle. Évidemment.

"L'art n'est que sentiment", donc. On ne le lui fait pas dire. Elle aurait pu choisir toute autre citation, c'était pareil, pour donner une caution artistique à son nouveau job. "Le soleil c'est chaud." "La littérature, ce ne sont que des phrases". "Les nouilles c'est que du blé." Etc.

Une petite icône est apparue dans ma barre d'adresse, un carré rose avec un Z dedans. Un zède, quiveudireu Zahia.

Comme Zorro.

Wwich wwich wwich.

Mais Zahia.

C'est joli. Les carrés rose. C'est rose. Le rose c'est joli. Ça fait rose.

J'aurais pu, dans un geste qui aurait fait honneur à ma conscience d'homme avisé et épanouyé intellectuellement, cliquer sur la flèche "page précédente" pour reprendre le fil de mes pérégrinations intellectuelles et philosophiques sur eul' net, ou cliquer sur la croix blanche sur fond rouge en haut à droite de mon écran, pour fermer la page. Mais je ne connaissais pas ces deux possibilités, c'est pourquoi je suis resté sur son site, bien malgré moi. Je pensais jusqu'à là que la flèche en haut à gauche tournée vers la gauche m'indiquait un endroit où regarder dans la pièce, peut-être pour me donner un indice en rapport avec ce que j'étais en train de voir, et je croyais que la croix en haut à droite était une petite publicité qui m'emmenait directement à l'office du tourisme Suisse, c'est pourquoi je ne cliquais jamais sur ces deux icônes, en temps normal.

Mu exclusivement par la curiosité scientifique, je décidai donc d'aller plus avant dans la visite de ce site.

Pendant que madame pow wow avait le dos tourné.

On sait jamais.

Bon eh bien disons-le tout net, sur le plan artistique, c'est limité à une meuf qui se déshabille. Bon. C'est à peu près tout. On a connu projet plus échevelé, démarche plus iconoclaste. Mais bon. Certes elle est quand même bien gaulée la gueuse, mais ses seins en plastoc sont moches, de même qu'elle arbore un minois quelconque. La pauvrette. Certaines photos sont belles, dans la lumière, l'ambiance ou le décor, eh bon pis voilà quoi.

Et donc, qu'en pensé-je donc en mon for intérieur du dedans à moi alors quoi hein?

Mais rien. Absolument rien.

Que-dalle.

Je sais même pas pourquoi je vous ai parlé de ça.

D'autant que j'en ai repéré d'autres ailleurs, des gueuses, bien plus dévêtues et avenantes et super-bandantes en fait.

Mais je vous dirai pas où, je vous donnerai pas l'adresse.

Tananère.

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Commis par pow wow on lundi 11 avril 2011

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Ah oui le blog, c'est vrai.

Bon ben là chuis un peu bousculé jusqu'à la fin de la semaine, ça vous laisse du temps pour réviser, lundi y a interro. Et si vous n'avez rien d'autre à foutre que de glander chez moi, allez faire des couvertures des Pieds Nickelés ici, pour vous détendre.


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Commis par pow wow on mercredi 6 avril 2011

ncore un drame.


Ma vie n'est faite que de drames.

Un longue vallée de larmes, entrecoupée de repas, quand c'est l'heure du manger.

On fait pause alors.

J'ai passé, comme vous, un samedi merveilleux et ensoleillé, mais merveilleux.

J'ai passé la journée à planter.

J'ai planté personne hein attention, j'ai pas passé ma journée à me battre à coups de couteau tel le vulgaire pochetron de base, déchiré à la sortie du bistrot. Non non. Vous avez une bien piètre opinion de moi, tiens. Mais ça ne m'étonne pas, le monde ne tourne pas rond, et je vois pas pourquoi vous seriez les seuls épargnés, comme par hasard chez moi, elle est bonne celle-là.

J'ai fait des trous, des tas de trous, des petits trous partout. Et j'ai planté du lilas. Chuis un genre de poinçonneur des Lilas.

Des trous ronds, des trous carrés, des trous rectangulaires, suivant comme eu'j'veux, c'est mon jardin.

J'ai remué de la terre, pour la décompacter et la remplacer par du bon terreau. Le problème, c'est que je plante tellement, que je ne sais plus quoi faire de toute la terre que j'enlève, au début j'ai fait un tas dans un coin du jardin mais il est énorme, alors je balance chez le voisin maintenant, quand il n'est pas là. Du coup il est assez étonné de voir des tas de taupinières de 80 cm de haut sur son terrain pousser d'un coup, alors que chez moi y en a pas. "Te plains pas" que j'ui dis, "c'est le signe que t'as de la bonne terre à taupes". Qu'est-ce qu'il peut être con mon voisin. Autant que mes beaux-frères, vous imaginez. Non? Vous avez des beaux-frères? Ben pareil.

Il est d'autant plus étonné que quand il creuse la taupinière, y a pas de trace de galerie en-dessous. Ben oui, je vais pas en plus me faire chier à creuser des galeries. "C'est normal, c'est un cas typique de taupinière d'apparat, de la taupinière de parade" que j'ui dis encore. "Quand t'étais jeune, tu mettais des jeans moule-bite et t'avais les cheveux longs, comme tout le monde, pour attirer les filles pas vrai? Eh ben la taupe c'est pareil, pour attirer les femelles, elle met pas des jeans moule-bite, c'est plus à la mode, elle fait de la méga-taupinière, t'as de la veine, on en voit rarement, je me demande même si on en voit tout court, d'ailleurs." Qu'est-ce qu'il peut être con mon voisin.

J'ai planté des tas de trucs, des trucs à tronc, des trucs à feuilles, des trucs à fleurs, des trucs qui poussent. De toutes les couleurs, noir, vert-de-gris, toutes les couleurs. Des trucs qui sentent bon, des trucs qui sentent rien, donc voilà. Ah oui, j'ai oublié de dire, quand je plante, mon chien m'aide. Le gros. Le mâle. Quand je plante il attend derrière moi. Y fait la queue. Patiemment. Je plante, je fais ça soigneusement, bien tout comme y faut, je finis par arroser puis je me relève et vais plus loin. C'est là qu'il intervient, qu'il met sa touche à lui. Quelques gouttes de pipi. Puis il vient se remettre derrière moi, à attendre. Un vrai travail d'équipe.

J'ai fini la journée fourbu, content mais fourbu, il a fait beau.

Puis pour me décontraster les arpions, j'ai voulu gratouiller un peu mon appareil électrique à cordes qui fait du son bruissant.

Et là c'est le drame.

Je branche tout avec la fébrilité du gars un peu bas du plafond qu'est prêt à tout faire péter les décibels, et je constate que ma pédale de distortion que j'aime bien, le truc de base du gratouilleur électrique, ne distord plus.

Allo allo, papa tango charlie et Lulu ne répond plus.

La pile est morte.

Mayday, mayday.

Que ne vais-je pouvoir distordre en toute sérénité! j'aurais aimé que nous distordissions ensemble en cette doulce fin d'après-midi, j'eus adoré que nous eussions distordu de concert, mais non, je devrai attendre une nouvelle pile et nous distordrons à nouveau, comme au bon vieux temps.

Bon ben je vais faire aut'chose, tiens, écrire ce billet par exemple.

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Commis par pow wow on dimanche 3 avril 2011

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Commis par pow wow on vendredi 1 avril 2011

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